C’est un peu la vision que j’ai eu quand j’ai vu notre bonne vieille Béatrice Schönberg nous présenter au JT de 20h de France 2 la vidéo de Ségolène Royal (c’est bon pour le référencement ça, d’avoir ce nom dans un post!) qui fait la polémique du moment au coeur d’une campagne présidentielle qui a déjà commencé. Vous savez la vidéo où Ségolène dans une petite réunion du fin fond de la Creuse nous dit que les profs feraient mieux de travailler un peu plus (grossomodo!). Et bien cette vidéo, elle vient du web, d’un inconnu (enfin de quelqu’un qui souhaite rester un inconnu car je suis quasiment sur que c’est pas “Jules Ferry”), du Youtube français (ça aussi c’est bon pour le référencement), Dailymotion.
Quand on y refléchit 2 secondes c’est quand même marrant: ce qui fait l’actu ce n’est plus ce qui se passe à la TV mais ce qui passe sur les TV du web! (si on grossit un peu le trait je vous le concède) Cette puissance nouvelle de la TV web (et du web en général), elle vient de sa liberté, du fait que le moindre militant socialiste peut devenir un acteur majeur du choix de son candidat dans un vote qui concernent plusieurs millions de socialistes. On avait ça déjà avec les camescopes mais là plus besoin de l’envoyer à France 2. Vous avez votre propre chaine de TV qui peut toucher immédiatement 30 millions de français et si votre contenu est vraiment intéressant le buzz du web se charge de faire le connaître jusqu’à la vraie TV, celle qui touche les non connectés et les connectés, 60 millions de français. D’un côté c’est génial, une sorte de démocratie du contenu: si le contenu est vraiment intéressant, il sera poussé et la gloire est à vous (pour peu de temps quand même). D’un autre côté ça fait peur, une sorte de populisme du contenu: manipulable à souhait et le contenu que la “masse” choisit n’est pas forcément le meilleur.
Alors tout ce joue en fait sur la modération que s’impose le web. Google à coup de millions de dollars tente de régler le problème des copyright de Youtube, et tous les sites qui collectent ce contenu ont la difficile responsabilité (et la loi les y contraint) de modérer, de protèger ce canal web ouvert à tout le monde. Mon intime conviction: le web c’est quand même beaucoup plus de liberté d’expression, même si cela a certaines limites dans des pays non démocratiques…



